Mohamed MBOUGAR SARR (Sénégal) – Prix Goncourt 2021 (La plus secrète mémoire des hommes)

Mohamed Mbougar Sarr est un romancier sénégalais d’expression française. Il intègre le lycée du Prytanée militaire de Saint-Louis au Sénégal en 2002. Il obtient le titre de Meilleur élève des classes de Terminale au Concours général de 2009. Arrivé en France et après des études en classes préparatoires littéraires au lycée Pierre-d’Ailly de Compiègne, il poursuit son cursus à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS). Il y effectue un master, formation Arts et langages et travaille également sur Léopold Sédar Senghor.

Il devient lauréat du prix Stéphane Hessel pour sa nouvelle « La cale » (2014), est ensuite récompensé du Prix Ahmadou Kourouma au Salon du livre de Genève et du Grand Prix du Roman métis (Éditions Présence africaine, 2015) pour son premier roman Terre ceinte puis est élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national du Mérite par le Président de la République du Sénégal. Son second roman Silence du chœur (Éditions Présence africaine – 2017) est récompensé du Prix littérature monde au Festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo. En 2018 que paraît aux Éditions Philippe Rey son roman De purs hommes, un livre qui traite de l’homosexualité masculine en Afrique.

Dernier Ouvrage : La plus secrète mémoire des hommes – Philippe Rey.

Théo Ananissoh (Togo)

Théo Ananissoh est un écrivain togolais, né en 1962 en Centrafrique. À l’âge de 12 ans, fuyant Bokassa, il rejoint le Togo. En 1986, il se rend à Paris pour y suivre des études de lettres. Il obtient une Maîtrise de Lettres Modernes et un doctorat en Littérature Générale et Comparée à l’université Paris III – Sorbonne Nouvelle. De 1991 à 1994, il enseigne le français dans des collèges de l’académie de Versailles. De 1996 à 2001, l’université de Cologne, en Allemagne, l’engage pour enseigner la littérature africaine francophone. Il vit depuis près de Düsseldorf. 

Dernier Ouvrage : Perdre le corps – Continents Noirs / Gallimard.

Gaston-Paul Effa (Cameroun)

Né au Cameroun en 1965, élevé par des religieuses, c’est en France que Gaston-Paul Effa poursuit ses études. Il mène à Sarrebourg en Moselle-Est une triple vie d’écrivain, de professeur de philosophie et de restaurateur solidaire à la (succulente) « Table des Tropiques ». Il est aussi président du prix littéraire lorrain Erckmann-Chatrian, l’un des plus anciens prix français avec le Goncourt, et critique littéraire.

Lauréat du prix Eckermann-Chatrian (le « Goncourt lorrain »), 1998, pour Mâ. Lauréat du Grand Prix littéraire d’Afrique Noire, 1998 pour . Prix de Littérature de l’Académie rhénane, 2012 à Strasbourg, pour Je la voulais lointaine, Actes Sud. Prix Georges Sadler de l’Académie de Stanislas, 2016, pour Rendez-vous avec l’heure qui blesse, Gallimard. Prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France catégorie « symbolisme », 2016, pour Le Dieu perdu dans l’herbe, Presses du Châtelet. Finaliste du GPAL 2019, pour La verticale du cri.

Dernier Ouvrage : L’enfant que tu as été marche à côté de toi – Continents Noirs / Gallimard.

Ali Zamir (Comores)

Ali Zamir est un écrivain et chercheur comorien. Il a remporté en 2016 le Prix Senghor, le Prix Mandela de la littérature en 2017, la Mention spéciale du Prix Wepler pour son roman Anguille sous roche et en 2019 le Prix Roman France Télévisions pour Dérangé que je suis, parus aux éditions Le Tripode.

Il a écrit plusieurs nouvelles dont Mangeuse de rat (Grand Prix du département de Langue et Littérature française de la Faculté de Lettres de l’Université du Caire) et fait l’objet d’éloges dans les milieux littéraires depuis la rentrée littéraire de l’année 2016.

Dernier Ouvrage : Dérangé que je suis – La Tripode 2019.

Damien Robin (France)

Le don, la grâce, la beauté. Le chant de Bella Bellow charmait son auditoire d’emblée.

Installé au Bénin, l’enquêteur amateur part sur les traces de la chanteuse togolaise de légende, morte très jeune en 1973. Par chance, deux ou trois rencontres décisives ont lieu, tandis qu’un dialogue à distance se noue avec un vénérable écrivain (Olympe Bhêly-Quenum), appelé ici l’Ancien, chantre de « l’Afrique des profondeurs ».

Le roman entrelace, très librement, éclats de mémoire, d’une époque à l’autre, intermèdes comiques ou tendres et réminiscences venues de l’enfance. À l’atelier du peintre Zinkpè, les rêves eux-mêmes s’approfondissent, teintés de vodoun – ou non. Bientôt, des paroles plus secrètes affleurent. De nouvelles figures apparaissent dont deux jeunes amoureux en partance, une grande psychanalyste d’ascendance royale et, toujours, des musiciens.

Des pires tragédies de l’Histoire peut surgir la plus intense des musiques. Une vraie puissance libératrice.

Damien Robin est né en 1977 à Châteaubriant (Loire-Atlantique). Après un Capes de lettres, il se tourne vers le domaine culturel. Quelques voyages l’ont marqué, quelques villes aussi, comme Cotonou où il a vécu deux années. Grand souffle est son premier roman.

Grand Souffle aux éditions Passages

Roland Colin (France / Sénégal)

Roland Colin, né en 1928 en Bretagne, est un anthropologue, économiste, écrivain et responsable associatif. Il entre à l’École nationale de la France d’outre-mer en 1948, où il a Léopold-Sédar Senghor pour professeur. Diplômé de l’École des langues orientales, il est d’abord administrateur au Soudan français (actuel Mali), jusqu’en 1954. Il est nommé le 13 juillet 1957, conseiller technique dans le cabinet de Mamadou Dia, président du conseil de gouvernement du Sénégal issu de la Loi-cadre Defferre (adoptée le 23 juin 1956) puis chef du gouvernement de la République du Sénégal en 1958. Il reste au sein de ce cabinet, dirigé par un quasi-homonyme, Jean Collin, quand Mamadou Dia devient président du conseil de la Fédération du Mali devenue indépendante en juin (1960), puis quand il dirige à nouveau le gouvernement sénégalais qui s’est émancipé de la Fédération en août 1960. Roland Colin abandonne toute fonction officielle après la rupture de Mamadou Dia avec le président Léopold Sédar Senghor et l’arrestation du premier, accusé de coup d’État, en décembre 1962. Rentré en France, Roland Colin enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales, puis aux Universités de Paris VIII (Vincennes) et de Paris III (Sorbonne nouvelle), et à la Fondation nationale des sciences politiques. Dans ses œuvres, et notamment dans Sénégal, notre pirogue (2007), il insiste sur la nécessaire et difficile conciliation entre la démocratie participative et la démocratie représentative.

Dernier ouvrage : La toison d’or de la liberté – Présence Africaine – Sortie en poche en 2021

Armelle Faure (France / Burkina Faso)

Armelle Faure est anthropologue, docteur de l’EHESS à Paris et a étudié le cinéma avec Jean Rouch. Elle a vécu de longues années au Burkina Faso, son premier terrain d’ethnologue. Elle a travaillé dans de nombreux pays d’Afrique, d’Asie et à Madagascar comme spécialiste de l’impact culturel et humain des grandes infrastructures. Elle réalise des projets avec des artistes plasticiens, metteurs en scène de théâtre et des installateurs sonores, ainsi que des expositions, autour de ses « 100 témoignages oraux des grands barrages de la Haute-Dordogne » avec les Archives en Corrèze et en Auvergne, et EDF. Ses recherches actuelles portent sur la région toulousaine et l’Occitanie.

Dernier Ouvrage : Révolution et Sorcellerie. Une ethnologue au Burkina Faso – Elytis. Prix de l’Académie Française 2021

Jean-Pierre Langellier (France / Sénégal)

Passionné d’Afrique Jean-Pierre Langellier a été Journaliste au Monde pendant trente-cinq ans, dont une moitié comme correspondant à l’étranger, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment une biographie de Mobutu publiée chez Perrin et saluée par la critique.

Dernier Ouvrage : Léopold Sédar Senghor – Perrin.

Christophe Ngalle Edimo (France / Cameroun) – Scénariste

Christophe Ngalle Edimo est scénariste de bandes dessinées. Né en France d’un père camerounais et d’une mère française, il a vécu au Cameroun jusqu’à l’âge de 24 ans.  Après une Licence des sciences de la terre à l’université de Yaoundé, Cameroun et un DESS de microscopie analytique à l’Université de Créteil, il devient en 2001 Éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) au Foyer d’action éducative de Villiers-le-Bel (95) et au Centre éducatif fermé de Beauvais.

Dernier ouvrage : Laure & Ada (une bd sur l’homosexualité féminine en Afrique)

Nadège Guilloud-Bazin (France) – Illustratrice

Nadège Guilloud-Bazin est née en 1974. Elle a étudié le dessin à l’école Émile Cohl à Lyon. Puis les années ont passé…et elle a fait tout autre chose. Plus tard, le hasard de belles rencontres lui ont données envie de reprendre les crayons. Elle a réalisé Pas de visa pour Aïda puis dans la foulée, les Enfants Rouges lui ont proposé de travailler avec Christophe Edimo sur le beau projet  » Survy – Banlieue Blues « . En 2021 elle collabore à « L’escale des 1000 pintades » (dont un des volets se déroule à Cajarc pendant le festival…), puis, seule, illustre le dernier Cristophe Ngalle Edimo.

Dernier Ouvrage : Laure & Ada – Toom.

Fati Kabuika (Congo) – Illustrateur

Dessinateur de bandes dessinées et peintre, Fati Kabuika est diplômé de l’academie des Beaux-Arts de Kinshasa. Il réside aujourd’hui dans le Lot à côté de Figeac. Il est chef d’atelier et formateur à l’association BD KIN LABEL.

Fati a déjà publié dans le collectif Conte Afrique aux éditions Dalimen (Algérie), dans le collectif Congo 50 aux éditions Roularta Books (Belgique) et dans les magazines de l’Association BD Kin Label.

Dernier Ouvrage : L’escale des 1000 pintades – Toom.