Synopsis cinéma 2017

Avec presque rien de Lova Nantenaina (Madagascar, Documentaire 2015, 52 min)
« Avec presque rien, on peut faire des choses », me dit Gaby, militaire retraité qui récupère des tas de ferrailles pour en faire des brouettes. Derrière ma caméra, je pose un regard sans condescendance sur mes compatriotes, ceux qui, avec leurs forces et leur âme comme seules ressources, créent des objets, de la musique ou de grands discours. Je demande à des artistes de monter un concert et de devenir mes porte-paroles comme le veut la tradition de l’art oratoire. Sauront-ils mettre en valeur cette résistance inconsciente de nombreux Malgaches confrontés aux effets pervers de l’argent et de la mondialisation ?

 

Aventure, retour au pays natal de Aurylia Rotolo et Benjamin Hoffman (Cameroun, Documentaire 2016, 52 min)
Marlyse, Jack et Robert-Alain sont des retournés au Cameroun. Après des années d’errance aux frontières de l’Europe pour y construire une autre vie sans succès, ils ont tous emprunté le chemin inverse. Las des traverses manquées, des risques encourus et de la misère ils ont pris une décision rare chez les migrants clandestins. Rentrer de leur plein gré, et sans-le-sou; le retour de la honte.

 

Boul Fallé de Rama Thiaw (en sa présence) (Sénégal, Documentaire 2009, 71 min)
En 1988, la jeunesse sénégalaise descend dans la rue pour contester la réélection du président Abdou Diouf. Le mouvement se durcit en 90, avec la fermeture de l’université Cheick Anta Diop et les années blanches qui ont suivi. Aujourd’hui, on peut dire que ces manifestations ont permis l’alternance démocratique de 2000 et l’élection d’Abdoulaye Wade. Elles ont été les premiers signes d’une rupture générationnelle, entre les jeunes qui voulaient plus de liberté et leurs aînés plus conservateurs. C’est dans ce contexte qu’est né le mouvement « Boul Fallé », qui signifie « se foutre de tout et tracer sa route ». « Boul Fallé » est le cri de révolte de ma génération et de toute une jeunesse sénégalaise.

 

Félicité d’Alain Gomis (Sénégal, Fiction 2017, 120 min)
Félicité est connue dans tout son quartier en tant que chanteuse dans un bar très populaire et animé. Mais c’est en tant que mère qu’elle entame une quête puisqu’elle doit sauver son fils victime d’un accident de moto. Menée par son instinct maternel et son besoin de liberté, elle est contrainte de quémander dans les rues de Kinshasa. C’est finalement en tombant sous le charme de Tabu qu’elle va finalement trouver du réconfort.

 

 

 

Iny hono izy ravorona de Sitraka Randriamahaly (Madagascar, Film d’animation 2012, 10 min)
Un enfant naît dans un petit village au cœur de la forêt. Il pleure, rit, joue et grandit. Mais un jour, il tombe malade.

 

 

 

Le jardin des corps de Raymond Rajaonarivelo (Madagascar, Documentaire 1995, 9min)
Il était une fois, un matin, un midi, un soir et une nuit où les ombres inséparables de l’homme nous racontaient la mémoire. A travers ce film documentaire, Raymond Rajaonarivelo témoigne de l’oeuvre d’Ousmane Sow.

 

 

Life de Patrick Epapé (Cameroun, Documentaire 2012, 53 min)
«Life», c’est la vie au quotidien de quatre jeunes danseuses camerounaises dans les rues de Douala. Si à l’écran, elles sont stars de clips vidéo, à la ville, elles doivent se battre pour vivre de leur art. Monté au rythme des chants, des danses et des croyances, « Life » raconte le courage de ces femmes en lutte perpétuelle.

 

 

 

Le sage de Bandiagara de Louis Decque (France, Documentaire 2000, 90 min)
« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Cette phrase célèbre prononcée par l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ lui a été inspirée par TIERNO BOKAR, surnommé « le sage de Bandiagara », qui vécut au Mali au début du XX° siècle. Fervent musulman, il créa une école à Bandiagara où il dispensait un enseignement spirituel basé sur le Coran. Prenant appui sur le réel et le quotidienne, il en tirait des contes philosophiques. Mais l’enseignement de Tierno Bokar n’était pas du goût des autres marabouts islamiques qui, devant son influence grandissante, vont tout faire pour le réduire au silence. Le film fait entendre la parole de cet homme qui n’a cessé de s’opposer à la violence et l’oppression. Une parole étonnamment actuelle tant elle est universelle.

 

Maman’s de Maïmouna Doucouré (France, Fiction 2015, 21 min)
Aida, petite fille de huit ans habitant en banlieue parisienne, voit un jour son père revenir du Sénégal accompagné d’une jeune femme qu’il présente comme sa deuxième épouse. Aida, sensible au désarroi de sa mère, cherche à se débarrasser de la nouvelle venue…

 

 

Ouvrir la voix d’Amandine Gay (France, Documentaire 2016, 122 min)
Ouvrir la voix est un film sur les femmes noires d’Europe francophone, issues de la diaspora. En s’appuyant sur des témoignages, des performances artistiques et des événements politiques, le film donne l’opportunité à celles qui sont habituellement réduites au silence, de se raconter et de prendre en charge leur représentation à l’écran. Les narratrices proposent ainsi de penser l’afropéanité et les diasporas noires dans leur puissance et leur potentialité créatrice.

 

 

Run de Philippes Lacôte (Côte d’Ivoire, Fiction 2014, 102 min)
Run s’enfuit… Il vient de tuer le Premier ministre de son pays. Pour cela il a dû prendre le visage et les vêtements d’un fou, errant à travers la ville. Sa vie lui revient par flashes ; son enfance avec maître Tourou quand il rêvait de devenir faiseur de pluie, ses aventures avec Gladys la mangeuse et son passé de milicien en tant que Jeune Patriote, au cœur du conflit politique et militaire en Côte d’Ivoire. Toutes ses vies, Run ne les a pas choisies. À chaque fois, il s’est laissé happer par elles, en fuyant une vie précédente. C’est pour ça qu’il s’appelle Run.

 

The revolution won’t be televised de Rama Thiaw (en sa présence) (Sénégal, Documentaire 2016, 110 min)
Sénégal, Janvier 2012 – Juillet 2013. Un an dans la vie tumultueuse de Thiat et Kilifeu, membres du groupe Les Keur Gui. De la révolution pacifique, menée avec passion contre le président Wade à la tête du mouvement «Y’EN A MARRE», à l’incertaine reconquête de la scène musicale à travers l’élaboration de leur prochain album de hip hop Encyclopédia. Au bout de cette immersion : la vision d’une jeunesse urbaine africaine, les réflexions d’une nouvelle génération engagée, à travers le portrait de ces deux artistes romantiques. Oui, The Revolution won’t be televised, mais elle sera documentée…
Un transport en commun de Dyana Gaye (Sénégal, Fiction 2009, 48 min)
Dakar, Sénégal. C’est la fin de l’été. Le temps d’un voyage de Dakar à Saint-Louis, les passagers d’un taxi-brousse croisent leurs destins et se racontent en chansons.

 

 

 

Twaaga de Cédric Ido (Burkina Faso, Documentaire 2013, 30min)
Burkina Faso, 1985. Manu, un garçon de huit ans, n’a pas d’amis. Il colle sans arrêt aux basques de son grand frère Albert et de ses deux copains, Kaboré et Ibou. Quand Albert se fait marabouter pour devenir invincible, Manu réalise qu’il existe dans la vraie vie des pouvoirs qui peuvent rivaliser avec ceux des supers héros dont il lit les aventures en bandes dessinées chaque semaine.

 

 

Une africaine sur Seine, de Ndéye Marame GUÈYE (Sénégal, Documentaire 2015, 11min)
L’Afrique est-elle en Afrique, sur les bords de la Seine ou au Quartier latin? 60 ans après  « Afrique-sur-Seine », une africaine se promène au bord de la Seine et se rappelle l’oeuvre de son grand père Paulin Soumanou Vieyra… Née le 14 octobre 1991. Ndéye Marame GUÈYE a étudié à la section Métiers des Arts et de la Culture  de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. En Juillet 2015, elle  réalise son film UNE AFRICAINE SUR SEINE (2015, France, 11′, Documentaire, VO FR) à l’Université d’été de la Fémis, en France.  Dans ce film, Marame tente de voir, sous l’angle de sa prise de vue, le Paris Capital du monde et de l’Afrique Noire que Soumanou avait peint.

 

Vers la Tendresse d’Alice Diop  (France, Documentaire 2015, 39 min)
Une exploration intime du territoire masculin d’une cité de banlieue. En suivant l’errance d’une bande de jeunes hommes, nous arpentons un univers où les corps féminins ne sont plus que des silhouettes fantomatiques et virtuelles. Les déambulations des personnages nous mènent à l’intérieur de lieux quotidiens où nous traquons la mise en scène de leur virilité. En off, des récits intimes dévoilent sans fard la part insoupçonnée de leurs histoires et de leurs personnalités.

 

Yema de Djamila Sahraoui (Algérie, Fiction 2012, 90 min)
Une petite maison abandonnée, isolée dans la campagne algérienne. Ouardia y revient, après des années d’absence, pour enterrer son fils Tarik, militaire. Ouardia soupçonne son autre fils, Ali, dirigeant d’un maquis islamiste, de l’avoir tué. Dans cet univers figé par la sécheresse, la vie va peu à peu reprendre ses droits. Mais Ouardia n’est pas au bout de ses épreuves. Ali, le fils maudit, revient, grièvement blessé…