Artistes – Musique 2019

Jeudi 18 juillet 2019

 

Kora Jazz Trio
Kora Jazz Trio Flamboyance et délicatesse pour ce nouvel album réalisé par Eric Legnini.
Malgré d’évidents liens historiques entre le jazz et la musique traditionnelle africaine peu de projets réussissent la fusion de ces musiques.
Abdoulaye Diabaté issu d’une famille de griots, après des études de piano au conservatoire de Dakar qui l’ont conduit à intégrer puis à diriger l’orchestre national du Sénégal, a réuni toutes les connaissances, compétences et du talent pour réussir le métissage du jazz et des musiques traditionnelles de l’ouest-africain.
Ainsi avec Abdoulaye Diabaté au piano, Moussa Sissokho aux percussions, Djeli Moussa Diawara puis le regretté Soriba Kouyaté remplacé ensuite à la kora par Yakhouba Sissokho auxquels s’associent régulièrement des invités, le Kora Jazz Trio et le Kora Jazz Band tracent leur sillon depuis 2003 avec 5 albums et des concerts dans le monde entier.
Pour ce Part IV du Kora Jazz Trio, la Kora a été confié à un habitué de toutes les rencontres musicales : Chérif Soumano (Dee Dee Bridgewater, Sébastien Giniaux, Eric Longsworth, Tiken Jah Fakoly, World Koratrio…) ; au trio s’ajoutent selon les titres le chant de Woz Kali (Fayda) la contrebasse de Manu Marches, les percussions de Boris Caicedo, le balafon d’Adama Condé et la guitare d’Hervé Morisot (Sodade).
Le répertoire composé en grande partie par Abdoulaye Diabaté métisse toujours avec intelligence le jazz et la musique traditionnelle malinké (Siragnan-Fain, Bourama,…), mais aussi la musique afro-latine(Kora ya me voy) et la morna cap-verdienne avec une délicate interprétation de Sodade…Autre hommage aussi avec le morceau phare des jazz Messengers d’Art Blakey (Moanin’) et la reprise roborative du Via Con Me de Paolo Conte.
Et pour la mise en beauté de cet album, le trio s’est adjoint les services d’Eric Legnini qui s’est illustré comme pianiste (Stephano Di Battista, Belmondo, Ibrahim Maalouf,…), directeur artistique, producteur (The Vox, Sing Twice,….) qui sait allier tradition et modernité et a abordé au cours de sa carrière aussi bien le hard bop, l’afrofunk, l’afrobeat,la soul, la pop, la world… en réalisant cet album et a su mettre en exergue et sublimer toutes les nuances de cette large palette musicale explorée par le Kora Jazz Trio

Vendredi 19 juillet 2019

Gnawa Diffusion

Gnawa Diffusion est un groupe musical algérien, fondé en 1992 à Grenoble en France, par Amazigh Kateb, fils du dramaturge et écrivain algérien Kateb Yacine. Un guembri, des kerkabs, instruments du terroir maghrébo-africain, la transe des Gnawas (esclaves africains déportés de l’Empire du Soudan Occidental vers l’Algérie et le Maroc et convertis à l’islam), gospel maghrébin qui de souffrance devient libération, doté d’un humour qui épingle tous les « tordus » de la planète, des sonorités mêlant le traditionnel au moderne, allant du Gnawi au Rock en passant par le Rap, le Reggae, le Blues, le Jazz et le Chaabi: le décor de Gnawa Diffusion est planté et la caravane s’ébranle.

Ensemble, Amazigh et son groupe sillonnent le monde et diffusent partout leurs rythmes surprenants et complètement méconnus du public de l’époque.
Aujourd’hui, Amazigh incarne le symbole de toute une génération en Algérie, au Maroc, en Tunisie et même en France. Dans ses textes, écrits en trois langues (arabe, français et anglais), il revendique la liberté, l’amour, la paix et se bat contre l’obscurantisme et l’impérialisme… Il utilise la musique pour aller vers les gens et vulgariser sa pensée. C’est une véritable bête de scène qui fait vibrer les corps et les cœurs. Et avec sa verve intacte et son franc-parler il saisit chaque occasion pour un échange et une discussion avec le public, toujours sur le fil du rasoir.

Cheikh Lô
Cheikh Lô, c’est d’emblée une drôle de gueule. Attrayante, unique. Des Ray Ban vissée sur un profil taillé à la serpe. Une minceur extrême enveloppée par les dreadlocks que lui impose son appartenance à la confrérie musulmane des Baye Fall ; un large collier de cuir tressé, qui protège du mauvais oeil. A ce bouclier spirituel, Cheikh Lô a ajouté une touche personnelle : tuniques brodées, manteau redingote en coton tissé qui coiffent un jean à déchirures calculées prolongé par des baskets à motif pop art. Eventuellement, il portera un chapeau. Il est swag.
Le décor sert d’écrin à la voix. Et la voix de Cheikh Lô est unique, cosmopolite, gracieuse, gracile, haute et distillée en filet. Elle peut aussi virer subitement vers les graves de l’afro-beat, car le Nigérian Fela Kuti ici aussi a frappé le Sénégal et le Burkina Faso. Et notre Cheikh a travaillé en 2010 avec le batteur historique de l’afro-beat, Tony Allen.
Cheikh Lô a quarante ans de musique dans les dread-locks. A ses débuts, il était batteur. « De Bobo-Dioulasso à Dakar », résume l’homme tranquille. Né en 1955 dans la deuxième ville du Burkina Faso, où son père était bijoutier, le Sénégalais illuminé y fait ses premiers pas d’orchestre avec le Volta Jazz. L’ensemble, un des meilleurs de l’Afrique de l’Ouest de l’après-indépendance, revisite la chanson cubaine, les classiques du Congolais Tabu Ley Rochereau et créé les conditions du bal à la manière créole. Ils sont douze, derrière le saxophoniste et chanteur Mostapha Maïga, tous d’âges, d’ethnies, de nationalités différentes. Cheikh Lô est un enfant de cette Afrique-là, enthousiaste, sahélienne, créative.
Revenu à Dakar en 1978 pour travailler à la Société des transports du Cap-Vert (SOTRAC), passé par la Côte d’Ivoire, il vit à Paris à la fin des années 1980 l’expérience décalée de batteur de studio avec passage chez Papa Wemba. Repéré, comme il est de coutume en matière de musique africaine, par le producteur Ibrahima Sylla, il enregistre trois albums sur le label Syllart Records. Il est entre temps passé à la guitare et découvert d’autres continents – le reggae jamaïcain, mais surtout le funk, qu’il mélange aux rythmiques sénégalaises du mabalax ou au high-life ghanéen.
Aficionado de longue date, Youssou N’Dour produit en 1995 l’album Ne La Thiass sur son label dakarois Jojoli, distribué par World Circuit, la maison de disques de Nick Gold. Il y en aura un second, Bambay Gueej (1998), avant rupture avec le parrain de la pop sénégalaise. Resté chez World Circuit, il publie ensuite Lamp Fall (2006) et Jamm (2010).
Cheikh Lô habite aujourd’hui Keur Massar, dans la banlieue de Dakar. Il entretient une foi éclairée dans le sillage de Cheikh Ibrahima Fall (1858-1930), le guide des Baye Fall, branche de la confrérie des Mourides. « Travaille comme si tu ne devais jamais mourir et prie Dieu comme si tu devais mourir demain », disait celui qui a imposé les n’djajne (les dreads) comme symboles d’ardeur à la tâche – « il n’avait pas de temps à consacrer à la coiffure », précise Cheikh Lô en roulant ses cheveux sauvages en d’esthètes circonvolutions.
Cet Islam éclairé a permis au chanteur, guitariste, percussionniste, auteur, compositeur de résister aux froideurs de l’hiver français, aux négligences sénégalaises, aux rigueurs du commerce de la musique. Le nouvel opus (Chapter Two/Wagram) « revient sur l’importance de la spiritualité, à un moment où des groupes détestables comme Boko Aram dévient l’Islam de ses fondements humanistes», dit-il.
En wolof et en bambara, Cheikh Lô y interpelle les chefs d’État africains, grands pourvoyeurs de coups d’État (Doyal naniou, avec la voix de la grande chanteuse malienne Oumou Sangaré). Ailleurs, avec un style marqué par l’ironie, et parfois une touche de provocation, le Dakarois oppose les contraires, l’eau, le feu, comme symboles des aléas de la vie quotidienne (Balbalou, bavarder, avec Ibrahim Maalouf à la trompette).
Produit musicalement par Andreas Unge, enregistré en Suède pour partie, l’album développe un son très limpide et joue encore plus la carte de l’ouverture. Au hasard d’une séance de studio, les Africains croisent l’accordéoniste Fixi, dont la conversation musicale avec le chanteur de reggae jamaïcain Wisnton McAnuff a couru sur les ondes et sur les scènes depuis 2013. Ils croisent aussi la chanteuse brésilienne basée à Paris Flavia Coelho, un tempérament, un mélange en soi. Ensemble, ils concoctent Degg Gui (la vérité), titre à la mélodie imparable, tout en grâce, en voix filée, et où l’accordéon s’insinue dans une exploration outre-Atlantique – déjà entamée par Cheikh Lô avec Lamp Fall en 2006 où il avait enregistré des titres à Salvador-de-Bahia avec le groupe de percussionnistes afros Ilê Aiyê. Car Cheijh Lô est curieux, une qualité majeure.
Balaphonik Sound System

Multi-instrumentiste, Alex a participé à des projets musicaux très différents, usant tous les genres, du métal au gnawa, du reggae au hiphop, étudiant le rythme à travers ses rencontres et voyages de par le monde. Il est aussi l’incontournable batteur de Djamanawak (fusion world électrorock) et balafoniste de Balaphang (balafon, hang, dub).

Avec Balaphonik Sound System, Alex offre son projet le plus personnel, un univers imprégné d’influences dub, reggae, électro, hiphop, aux sonorités à la fois contemporaines et traditionnelles. Infatigable et d’une insatiable créativité, Balaphonik Sound System fait danser les corps et ressource les esprits.

Les compositions fusionnent beats électroniques, voix et percussions, remixant à sa propre sauce les territoires sonores du monde et de la musique en pleine mutation.

Balafon, didgeridoo, loop station, machines, bass synthé, vielle à roue, viennent se confronter au chant, beat box et autres guimbardes. Autonome en sonorisation et backline, tout est produit en live dans la plus pure tradition du musicien troubadour.

Alchimix
Alchimix est le produit d’un métissage original entre Handpan, Guembri et Human BeatBox. Une alchimie des genres, une potion actuelle, un voyage assuré. Le projet Alchimix est crée en 2014 par trois musiciens basés à Montpellier. L’histoire commence avec la rencontre de Théo Poizat (percussionniste, joueur de Hang et de Guimbarde), Selim Sami (joueur de Guembri et chanteur) et Mic Lee (Human Beat Boxeur).
Leur rencontre vient signer la naissance d’un nouveau métissage musical. Une alchimie est alors en route entre les fréquences basses du Guembri, les envolées mélodiques et percussives du Hang et les rythmes explosifs du Human Beat Box. Riche de son métissage musical et de ses rencontres humaines, Alchimix tente de créer une troisième voi(x)e, une troisième terre où s’ancrer, que la rencontre du Hang, du Guembri et du Human Beat Box nous laisse deviner. Trois couleurs musicales nappent cette transe : la musique traditionnelle, le hiphop et la musique électronique. C’est l’idée que se fait Alchimix de la fusion des genres : en tirer une nouvelle essence musicale.

Samedi 20 juillet 2019

Bonga

Bonga Figure de proue de la musique angolaise, Bonga tutoie les étoiles et a donné tout son sens à la notion, aussi plurielle soit-elle, d’africanité. De Luanda à Rotterdam, de Paris à Lisbonne et partout ailleurs, Bonga appartient à une caste de chanteurs africains ayant sublimé leurs racines. Immédiatement identifiable, grâce à une voix râpeuse et puissante, il saisit l’auditeur d’un bout à l’autre de l’écoute de n’importe lequel de ses albums. Né José Adelino Barcelo de Carvalho le 5 septembre 1942, à Kipri, il change son nom en Bonga Kuenda à l’adolescence, reflet d’une prise de conscience aigue à l’égard de la colonisation portugaise. Il apprend la musique auprès de son père, pêcheur et accordéoniste. Il comprend très vite la portée qu’elle peut avoir, reliée aux aspirations politiques de sa génération et à une veine mélancolique inépuisable.

En 1972, il y enregistre un premier album sobrement intitulé « Angola 72 », aux accents déchirants, avec des musiciens capverdiens pour le label hollandais Morabeza (aujourd’hui disponible chez Lusafrica). Ce disque fondamental devient rapidement une sorte de bande-son de la lutte d’indépendance angolaise, avec comme morceau phare l’emblématique « Mona Ki Ngi Xica », un lamento à la profondeur atlantique insondable.

Ses semelles de vent le poussent ensuite à Paris, où il enregistre un deuxième album tout aussi important que le premier, « Angola 74 », où l’on retrouve notamment une version magnifique de « Sodade », que popularisera Cesaria Evora près de vingt ans plus tard. Salazar déchu et l’Angola devenu indépendant, Bonga retourne ensuite vivre entre Lisbonne et Luanda, où il remporte de nombreux succès, tout en refusant d’endosser le costume de Julio Iglesias lusophone que certains producteurs auraient voulu lui voir endosser. Il faut attendre l’année 2000 pour qu’il signe sur Lusafrica, publiant dans la foulée l’irrésistible « Mulemba Xangola », chanté en duo avec Lura. Ce titre évoque des thèmes universels à l’actualité troublante. D’une certaine manière, ce disque aux accents de réconciliation nationale marque la fin du conflit angolais. Tout aussi cosmopolites, dansants et porteurs d’une revendication identitaire forte, les albums « Kaxexe » en 2003, « Maiorais » en 2005 et « Bairro » en 2008 parachèvent la légende d’un chanteur en mouvement permanent.

A l’heure où certains prennent une retraite bien méritée, Bonga est réclamé de toutes parts : l’éternel chanteur rebelle Bernard Lavilliers reprends en français « Mona Ki Ngi Xica » en duo avec lui https://youtu.be/XZtx3ELQohQ. La jeune génération africaine se réclame de lui, comme Gaël Faye https://youtu.be/LjgDcIJ2M-M ou Lexxus Legal https://youtu.be/PCCSg8jPePQ. Au Portugal, Ana Moura le demande pour un hommage à Amália Rodrigues https://youtu.be/KdQhEmL13oc.
Avec son nouvel album « Recados de Fora » (Messages d’ailleurs) Bonga, qui vient de fêter ses 74 ans le 5 septembre 2016, raconte un parcours fascinant à travers plusieurs époques et plusieurs continents, et toujours avec l’océan Atlantique en fil d’Ariane. Le chanteur, auteur et compositeur, revient pêle-mêle sur sa jeunesse, sa prise de conscience aiguë à l’égard de la colonisation portugaise, son initiation à la musique par son père pêcheur et accordéoniste, son amour pour le semba symbole de l’identité nationale angolaise, et dont le kizomba, cette musique prisée par les jeunes générations n’est qu’une version modernisée. Car s’il est l’un des derniers géants de la musique africaine post-coloniale, on peut dire que Bonga incarne le semba. A l’image de la chanson « Tonokenu » dans la pure tradition de ses racines.

Abou Diarra

Abou Diarra  A la croisée entre le blues et la musique mandingue, cheminant du Fouta-Djalon jusqu’à la Louisiane, sa maîtrise issue d’un véritable compagnonnage musical permet à Abou Diarra d’être reconnu comme l’un des plus grands virtuoses du Ngoni !  Abou Diarra compte parmi ces artistes rares qui ne s’engagent dans un nouvel album qu’après y avoir été poussés par une nécessité intérieure profonde. A la fois attaché aux traditions mandingues recueillies dans son pays natal, le Mali, et soucieux d’évolutions inédites, il sait ne rien précipiter, attendre patiemment que le temps soit venu, puis mobiliser toute sa créativité pour transformer cet impératif en musique. Les modes et les tendances l’indiffèrent donc, tout comme les raisons accidentelles qui ont pu l’amener à la composition de tel ou tel titre. Ainsi a t-il conservé pendant plusieurs années les magnifiques parties de flûte peuhl et mandingue enregistrées pour lui par Cheikh Diallo et Simon Winsé. Si on les entend aujourd’hui dans Koya Blues et Djalaba, c’est que la nécessité de les utiliser est finalement apparue, au moment où ce nouveau projet se dessinait. « J’ai voulu changer de chemin pour voir ce que ça donnerait, explique-t-il. Pour les Européens et les Américains, les musiques d’Afrique de l’Ouest se ressemblent beaucoup, ce sont toujours les mêmes arrangements. Alors, j’ai réfléchi à ce que je voulais. Je n’ai pas décidé tout d’un coup. Chaque chose a son temps. Le temps n’était pas encore arrivé. Quand le temps est arrivé, je m’y suis mis.»

Chose moins paradoxale qu’il n’y paraît, c’est ce rapport très particulier au temps qui rend Abou si moderne. Telle qu’il la raconte, sa vie s’est déroulée hors des marqueurs de notre époque, dans une atemporalité où le pouvoir des images, de la parole et des symboles se révèle beaucoup plus déterminant que celui de la technologie. Pas d’informatique, pas de trajets ultra-rapides, pas de déconnexion entre l’individu et son destin. Longtemps, Abou a marché, tout seul. A la recherche d’un instrument, il a trouvé le kamele n’goni (luth/harpe), puis un maître, le musicien aveugle Vieux Kanté qui l’a accepté chez lui pour lui enseigner longuement les traditions et leurs plus secrètes combinaisons. Avec un tel bagage, le jeune homme aurait pu se contenter d’enseigner à son tour – c’est d’ailleurs une partie de son activité artistique. Mais pour un esprit aussi libre et curieux, la tradition devait continuer de vivre, et pour cela se nourrir de nouveaux échanges.

Hommage à Cesaria Evora
La disparition soudaine de Cesaria Evora le 17 décembre 2011 suscita une grande
émotion parmi ses fans qui se réunirent par milliers, au cours de l’année 2012, pour honorer sa mémoire lors de concerts mémorables, notamment à Toulouse, Lisbonne, Amsterdam et Paris. Autour des musiciens qui accompagnaient habituellement la chanteuse, les plus grandes voix des musiques du monde sont venus rendre un ultime hommage à celle que l’on surnommait La Diva aux pieds nus – parmi elles Bonga, Angélique Kidjo, Lura, Ismaël Lô, Mayra Andrade, Bernard Lavilliers, Tito Paris pour n’en citer que quelques-unes. Après ces grandes messes, les musiciens n’ont eu qu’une envie : continuer à faire vivre le répertoire de Cesaria qui avait enchanté le public sur les scènes du monde entier. C’est ainsi qu’ils se réunirent sous le nom de Cesaria Evora Orchestra pour un premier concert, en 2014 au Kriol Jazz Festival à Praia (Cap-Vert), en hommage à l’icône des musiques du monde, et à son action, notamment en tant qu’Ambassadrice de la musique capverdienne. Depuis cette date, le Cesaria Evora Orchestra se produit régulièrement dans le monde pour célébrer Cesaria Evora.

LuraLucibelaNancy Vieira et Teofilo Chantre – Officiel, parmi les plus grandes voix du Cap-Vert, seront sur la scène du Théâtre de Verdure pour Africajarc le samedi 20 juillet pour un hommage à la diva aux pieds nus.
Accompagnés du Cesária Évora Orchestra, constitués des musiciens de l’icône du Cap-Vert, ils interpréteront le répertoire de Cesaria Evora au cours d’une soirée qui s’annonce mémorable !

Dimanche 21 juillet 2019

Mokoomba

Mokoomba apporte un mélange électrisant d’Afro-fusion et de rythmes traditionnels Tonga. Le nom Mokoomba provient du profond respect que le peuple Tonga a pour le fleuve Zambeze et de la vie qu’il apporte à leur musique et leur culture. Cet excitant groupe Tonga, venant de Victoria Falls au Zimbabwe a certainement crée un son unique qui s’apprête à déferler sur toutes les scène des musiques du monde !

Le groupe a été formé en 2001 et est aujourd’hui un nom incontournable de la scène musicale zimbabwéenne. L’aventure a réellement commencé quand Mokoomba a remporté en 2008 le Festival Interregional Music Crossroads Southern Africa à Lilongwe au Malawi qui regroupait les meilleurs jeunes groupes du Malawi, du Mozambique, du Zimbabwé, de la Zambie et de la Tanzanie. Tous les membres du jury international de Music Crossroads International furent impressionnés par le grand potentiel du groupe, l’originalité musicale et l’incroyable voix du lead vocal Mathias Muzaza. Mokoomba gagnait le premier prix du concours : un premier CD (6 titres), une tournée européenne pendant l’été de l’année suivante et un coaching particulier avec Poney Gross.En 2009/2010, la société belge Iota Production produisait un très beau documentaire de 50’ « Mokoomba, d’une rive à l’autre » réalisé part Frank Dalmat et François Ducat qui contait les péripéties de la première tournée du groupe en Europe.

Mokoomba créait un véritable buzz lors de leur première tournée européenne en 2009. Au cours de cette tournée, ils ont collaboré avec le célèbre DJ néerlandais Gregor Salto, participé à la campagne “Stand Up Take Action – End Poverty Campaign » organisé par Africa Unsigned pendant laquelle ils ont enregistré le titre «Messe Messe» et plusieurs autres remixes.

Mokoomba revint en Europe en 2010 pour une tournée où ils foulèrent des scènes prestigieuses telles que le festival « Colours Ostrava » (Rép. Tchèque) où ils assurèrent la 1ère partie des Cranberries, le festival Couleur Café à Bruxelles (Belgique), le festival Meyouzik (Luxembourg), le festival Pirineos-Sur (Espagne), l’Afrikafestival de Hertme (Pays-Bas), le festival Etnomusic à Saint-Marin (Italie)…

Entre 2010 et 2011, entre Harare et Bruxelles ils enregistrent leur 2ème CD «Rising tide» (marée montante) produit par Zig Zag World et dont la production musicale fut confiée à la grande musicienne ivoirienne Manou Gallo. Une rencontre autour de la musique africaine pour un cocktail détonnant d’énergies, de groove, d’imaginations, d’émotions et de créativités musicales !

Mamadou Diabaté

Mamadou Diabaté est un maître et compositeur de balafons né au Burkina Faso. Issu d’une grande famille de Djéli (griots), Mamadou Diabate est un balafoniste réputé dont la virtuosité donne parfois l’impression que trois balafonistes jouent ensemble ! Reconnu à maintes reprises par ses pairs comme l’un des meilleurs balafonistes d’Afrique, il a remporté le prix Lamissa Bengaly en 2012 au triangle de Sikasso, au Mali. Un prix qui récompense le meilleur groupe de balafonistes.

Depuis 2001, il a sorti 13 CD. Mamadou Diababte & Percussion Mania se caractérise aujourd’hui par son line-up unique avec deux balafons en tête des principaux instruments. Ce qui en fait la seule formation de ce genre au monde. Les dialogues musicaux et les spectaculaires duels de Balafon entre Mamadou et son cousin Yacouba Konaté sont l’un des moments forts du spectacle.

Djéli Moussa Condé

Djeli Moussa condé, la révélation afro-pop revient avec Womama, un album audacieux brisant les codes de la musique africaine. Womama est un hommage à l’Afrique aux empreintes actuelles et métissées par sa vie parisienne, imprégné de l’énergie de son public et de ses musiciens. Une énergie hors normes, un groove imparable, une voix unique au service d’un show détonant, Djeli nous dévoile un son afro-pop inédit, flirtant entre musiques actuelles et musiques du mondeUn spectacle à danser pour le BAL POUSSIÈRE du dimanche 21 juillet sur la scène du théâtre de verdure d’Africajarc