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SALIF KEITA
Le nom appelle le Mali. Un pays enclavé
de l’ouest africain qui donne à voir et
entendre
une des plus belles cultures du
continent.
C’est le Mali du pays dogon, niché
contre les falaises de Bandiagara. Il déborde
de mystère. C’est le Mali de Tombouctou,
cité de l’esprit et de l’écrit. C’est le Mali de
Djenné, la ville à elle seule est un monument
historique, lieu de savoir, lieu de sagesse.
C’est le Mali de la musique. Avec Ali Farka
Touré, Boubacar Traoré, Toumani Diabaté
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Le nom appelle un artiste musicien malinké,
originaire de Djoliba. Il est un descendant
de l’empreur Soundiata Keïta, fondateur de l’empire du Mali. Sa naissance érige sur sa
destinée deux écueils. Il est atteint d’albinisme et doit subir le rejet de son père ; il est prince
de sang et alors ne doit pas s’adonner à la musique, apanage des griots. L’enfant Salif Keïta,
solitaire dans sa souffrance, trouve refuge dans le « blues ». Le blues appelle le chant. Salif
chante le blues. Dans les champs. Sur les rivages du Niger. Il veut devenir musicien. Pour
chanter, il doit s’accepter tel qu’il est et enfreindre les règles ancestrales. Dans les années 60,
il quitte le milieu familial et rejoint Bamako où il intègre le « Rail Band » puis « Les Ambassadeurs
». Sa voix est claire, puissante. Ses mélodies touchantes.
Le nom appelle « Mandjou », une première révélation, en 1978. Salif y rend hommage au
peuple mandingue. La chanson est déchirante à pleurer. Guitares et cuivres ouvrent la voie.
La voix s’élève puis s’écoule, or liquide, sur nos figures saisies.
1987, « Soro »,le premier album solo de Salif connaît un succès immédiat en France. Il délivre
un son à la fois pop et africain. Il enregistre ensuite les albums « Ko-Yan » en 1988, « Amen »
en 1991, suivi de « Folon » en 1995, « Sosie » en 1997 et « Papa » en 1999.
Après quelques années d’absence, l’album « Moffou » sort en 2003. Hymne à la joie,
hymne à l’amour. Guitares râpées, tempo languide et rêveur. C’est l’album le plus vendu de
Salif Keïta. Il donne un souffle nouveau à la carrière de l’artiste.
En 2006, un dernier opus « M’bemba » opère un véritable retour aux racines mandingues. Le
son est acoustique. La kora et le balafon y coopèrent. La voix est souple, la musique radieuse.
salifkeita.artistes.universalmusic.fr
www.myspace.com/salifkeitamusic
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