Souad MASSI - Victoire de la Musique 2006
IDIR
Désert Rebel
Bonga
Didier AWADI
DIOGAL
ZAP MAMA
Lokua Kanza
Herminia
Ablaye CISSOKO
Paul SIDIBE
Meïssa
Kristo NUMPUBY
Mah DAMBA
BAKH YAYE

Artistes

 

 

Né à Bukavu (actuelle RDC, République démocratique du Congo). Le père de Lokua est issu de l’ethnie Mongo, férue de polyphonies. Apprentissage du chant dans les églises, exploration de la musique à la radio, la télévision, dans la rue, les clubs, les concerts : "À 13 ans, j’ai vu Miriam Makeba sur scène et c’est ce soir-là que j’ai décidé de devenir chanteur."
Son ami Ray Lema lui offre sa première guitare, l'adolescent fait ses premières apparitions publiques dans des orchestres de rumba zaïroise. Puis part se perfectionner au conservatoire de Kinshasa. Outre les guitares et mandolines (acoustiques et électriques, classiques, traditionnelles ou modernes), Lokua manie en expert la sanza, le piano, les claviers, la basse, les percussions, la flûte.
En 1984, Lokua s'exile à Paris pour y suivre les cours du guitariste de jazz Pierre Cullaz ( CIM). Rapidement, le multiinstrumentiste mêle sa voix à celle(s) de la communauté musicale africaine, accompagne Ray Lema (il apparaît sur son album « Bwana Zoulou Gang »), Papa Wemba, Sixun, Manu Dibango...
L'auteur et compositeur, lui, écrit en quantité pour les uns et les autres et se bâtit peu à peu son propre répertoire. Il donne son premier grand concert parisien en 1992, à l'Olympia, en "vedette américaine" d'Angélique Kidjo.

Lokua Kanza, premier opus personnel, est enregistré fin 1992 et publié un an plus tard. Succès énorme. Début 1994, la presse se dit "fascinée", "sous le choc", "envoûtée", "hallucinée", "revigorée", le barde est devenu star et se voit décerner à Libreville (Gabon), le prix du "Meilleur album africain" aux Africar Music Awards. Signé chez BMG, Lokua assure les avant-spectacles de Jean-Louis Aubert, Patrick Bruel et Youssou N'Dour (il suit le chantre sénégalais en tournée à New York et joue sur son CD "Wommat", réalisé à Dakar) dont, gageure peu commune, il séduit instantanément les publics respectifs que tout semblerait opposer. Essai transformé en 1995 avec Wapi Yo, deuxième fabuleuse réussite, album gonflé à bloc de mélopées enchanteresses, trouvailles instrumentales et vocaux sidérants, le tout nappé d'arrangements soyeux. Un réservoir de hits, au premier rang desquels s’inscrivent Shadow dancer et Sallé, qui vaut à Lokua Kanza trois nominations aux 11èmes Victoires de la musique. Suivront quantité de tournées dans le monde entier…

En 2003 paraît Toyébi Té, flamboyante aquarelle chantée sur le ton de la confidence et troisième grosse performance commerciale de Lokua Kanza. Avant de retourner en studio début 2004 pour Plus vivant, le chanteur a de nouveau taillé la route, entre Europe et Afrique, et cosigné, l’élégantissime Toto Bona Lokua en compagnie de Richard Bona et Gérald Toto, trio qui a parcouru les scènes du Nord et du Sud tout au long de l’été.
Le chanteur (guitariste, compositeur, arrangeur, auteur et producteur) Lokua Kanza, troubadour métis de père congolais et de mère rwandaise, installé en France depuis vingt ans, revient au début de 2005 avec Plus vivant, sa cinquième production personnelle - et sa deuxième collaboration avec Universal Music Jazz France.
L’oeuvre aboutie d’un grand musicien qui se revendique comme citoyen du monde, artiste sans frontières et créateur transcultures : "Je suis mon propre instinct et celui-là m’a conduit aujourdh’ui à chanter en français."
Exclusivement interprété dans la langue de Verlaine et Rimbaud, le nouvel opus de Lokua offre à la notion de métissage une incarnation pure et incontestable, qui propose une fusion parfaite (c'est-à-dire imperceptible) entre Nord et Sud et recrée à sa manière l’unicité qui fut autrefois celle de nos ancêtres communs.

Un disque superbement arrangé, quinze titres interprétés avec un coeur énorme et élaborés en compagnie de valeurs sures telles que les guitaristes Sylvain Luc et Pepe Fely Manuaku (l’un des grands géniteurs et virtuoses de la rumba zaïroise), le bassiste Richard Bona et le batteur Manu Katché, internationalement plus que reconnus, le percussionniste Sola (compagnon de route de Jamiroquaï) et Corneille sur le titre éponyme, proprement bouleversant.

Lokua KANZA cd
Lokua KANZA photo

Lokua KANZA
Congo

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